Prélude

Après la naissance de notre fils, nous étions mon époux et moi les parents les plus comblés qui soient, malgré cela nous souhaitions avoir un deuxième enfant.

Peu de temps avant le premier anniversaire de notre petit prince nous nous sommes dit que se serais peut-être le bon moment pour essayer. En effet, nous voulions que l’écart d’âge entre nos deux petits trésors ne soit pas trop grand afin qu’il puisse partager des choses ensemble. Ayant moi-même deux frères, le premier de deux ans mon aîné et le second de cinq mon cadet j’ai pu remarquer qu’avec le plus jeune je ne partageais rien durant notre enfance, pas les mêmes amis, pas les mêmes activités, pas les mêmes envies. Tout l’inverse de ma vie avec mon grand frère, nous avions les mêmes amis, nous faisions des soirées ensemble, nous parlions de choses qui nous intéressaient tous les deux ; en bref nous étions bien plus proche.

C’est ainsi que j’en arrive à vous expliquer l’idée principale qui était que le temps que je tombe enceinte ajouter à la durée de la grossesse cela nous amène à deux ou trois années d’écart. Les évènements ne se sont pas tout à fait dérouler comme prévu, en effet j’ai arrêté ma contraception en juin 2014 et suis tombé enceinte en août 2014, je ne m’attendais pas à ce que cela arrive aussi vite.

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Nouvelle aventure

L’important c’est le résultat, me voilà au début de ma deuxième grossesse. J’ai appris ma grossesse environ 2 à 3 semaines après le début, qui a été déterminé au 21 août 2014 par l’échographie du 1er trimestre. Encore une fois j’ai pu goûter aux joies de la maternité, merci les nausées matinales qui n’ont pas toujours été matinales. A la différence, cette fois-ci je n’ai pas arrêté de boire mes cappuccinos du matin. En revanche les nausées ont duré bien plus longtemps, un peu plus des 3 mois je dirais. Moins stressée que la première fois, je n’appréhendais pas les choses de la même façon, de plus ayant mon petit bout à m’occuper, j’ai eu l’impression que ma grossesse est passé comme un éclair.

Les émerveillements

Vous vous souvenez toutes ces choses qui nous émerveille lorsqu’on porte un enfant. Et bien elles sont toujours présente la seconde fois, d’une manière un peu différente pour ma part. Les premiers mouvements sont tout aussi magiques, les petits sursauts quand bébé a le hoquet, entendre le cœur battre au cours des examens médicaux, voir ce petit être lors des échographies.

Tous ces petits plaisirs ont, pour moi, été vécu un peu différemment ; en effet avec mon petit bonhomme à la maison je ne concentrais pas toute mon attention sur mon ventre et ce qui s’y passais. Quand on est maman au foyer et que notre temps est réparti entre : s’occuper de son fils, passer du temps avec son mari , car garder une vie de couple c’est extrêmement important, entretenir sa maison, voir les copines et réussir à trouver du temps pour soi … Après avoir fait tout cela vous êtes tellement fatiguée, d’autant que vous avez un bébé dans le ventre : alors prendre le temps d’apprécier les coups de pied et le hoquet devient un vrai challenge. Rien n’est impossible car quoi qu’il en soit je suis parvenue malgré tout à profiter de ma grossesse même si j’ai eu l’impression qu’elle est passée comme un éclair. L’instant de dire « ouf » et me voilà arrivée à terme, l’instant fatidique sur le point d’arriver.

Bébé arrive

seynaline

On est le 19 mai et il est 23 h 57, quand survient la toute première contraction annonçant le début du travail. Patiemment j’ai compté les minutes entre chacune des suivantes, sans stressée et en essayant tant bien que mal de les gérer au mieux.

Après plusieurs heures j’ai finalement réveillé mon mari, il est 5h du matin et les contractions sont rapprochées de 5 à 10 minutes en moyenne, nous sommes donc partis pour la maternité environ une demi-heure après. Ouvrant ces portes à 6h nous n’avons pas eu besoin de passer par les urgences direction les salles d’accouchement de l’hôpital, après le test urinaire j’ai été conduite dans une salle à l’intérieure de laquelle on passe une heure environ selon l’avancement du travail. L’infirmière place un doppler fœtal pour surveiller le cœur du bébé ainsi que deux autres sondes, l’une pour mon rythme cardiaque l’autre pour capter les mouvements, et donc les contractions, de l’utérus. En arrivant j’étais dilatée à 3cm, moins d’une heure plus tard j’étais à 6 ou 7 (je ne sais plus bien), c’est à ce moment que vient le passage pas très agréable mais non moins utile du lavement.

J’ai ensuite été amené dans la salle d’accouchement, c’est là que nous avons fait la connaissance du sage-femme, Jérémy, qui allais m’accoucher, maintenant il est 10h je suis dilatée à 8cm et l’heure de la péridurale libératrice est arrivée. Le SF et l’anesthésiste viennent donc pour me poser la péridurale, mais avant qu’il n’est pu faire quoi que ce soit j’ai faisais un malaise vagal 

Le malaise vagal

Malaise pouvant être dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique ou à une baisse d’activité du système nerveux sympathique. Ce malaise est la traduction d’un ralentissement du rythme cardiaque associé à une chute de pression artérielle, aboutissant à une hypo perfusion cérébrale. Il peut s’exprimer par une perte de connaissance brève partielle (lipothymie) ou totale (syncope)

Avec une tension à 5.5, inutile de vous le dire ce n’est pas bon du tout, mais finalement tout est rentré dans l’ordre et j’ai pu avoir une péridurale parfaite. Si bien que dès qu’elle a commencé à faire effet je n’avais plus du tout mal et même que je ne sentais quasiment plus lorsque j’avais une contraction, j’en suis arrivé à craindre que le travail n’est été stoppé par l’anesthésie. En fin de compte je me trompais et près de deux heures plus tard le temps était venu de donner la vie.

L’heure tant attendue

Je l’ignorais encore à cet instant mais j’étais sur le point de découvrir ce qu’est un accouchement, je veux dire ce que c’est vraiment que d’expulser un bébé de son vagin. Rappelez-vous lors de mon premier j’avais eu un flash de la péridurale et je ne sentais plus rien depuis mon nombril à mes doigts de pied. Mon fils étais sorti sans même que je le sente, l’épisiotomie non plus je ne l’avais pas ressenti ni la suture de la sage-femme pour la refermer. Cette fois en revanche, l’anesthésie s’estompait petit à petit et au moment fatidique j’avais retrouvé toutes les sensations dans cette région et je m’en souviendrais toute ma vie.

En effet la douleur que j’ai ressentie lorsque ma fille est arrivée je ne l’oublierais jamais, le sage-femme n’a pas fait d’épisiotomie et je me suis déchirer sur le haut contrairement à ce qu’on peut imaginer. Donc, pour ce qui est des poussées, c’était vraiment très dur et je ne m’y attendais pas du tout. La douleur lors de la déchirure était tellement intense que je ne pensais plus qu’à ça, j’ai même eu un mouvement de la main vers l’endroit où ma peau se séparait : pour la cacher certainement je ne sais pas vraiment c’était un reflex. Après quelques poussées de plus ma fille venais au monde, le sage-femme voulais que je vienne la chercher moi-même mais comme je l’ignorais et avec les émotions que je venais de vivre je n’ai pas compris tout de suite.

La rencontre

Le plus important c’est que dans les secondes qui ont suivi, le mercredi 20 mai 2015 à 11 h 51, j’avais ma fille en peau à peau contre moi et je ne pensais qu’à la serrer fort pour la réchauffer. On est resté enlacées pendant plus d’une heure, pendant ce temps le sage-femme faisait sortir le placenta et tout ce qui va avec. Ensuite mon mari et l’auxiliaire se sont occupés de la petite princesse et moi je me faisais recoudre. Nous sommes restés dans la salle d’accouchement pendant presque 4h. J’ai tenté de donner le sein à ma petite reine afin de la calmer car elle avait du mal à garder une saturation en oxygène convenable.

Finalement installés dans notre chambre, nous avons pu nous retrouver, mon mari est rentré chez nous manger quelque chose et chercher notre fils. En fin d’après-midi nous étions tous réunis, notre famille était à présent complète et comblée.

La finalité

Lorsque j’étais en salle d’accouchement en peau à peau avec ma fille, j’ai éprouvé un tel soulagement. Je me suis sentie complète, avoir ressentis chaque instant de sa naissance m’a libéré. Après la frustration de mon premier accouchement, c’était un véritable rêve. Sentir son enfant venir au monde est un véritable bonheur, un privilège, un aboutissement de 9 mois de cohabition.

Cela va faire 4 ans et demi et je me rappelle, chaque instant de cette journée fabuleuse en tout point. Là encore, je ne donne que mon point de vu. Si je laissais le clavier à mon mari il pourrait vous décrire un accouchement totalement différent. Il a eu très peur de nous perdre lorsque j’ai fait le malaise vagal. C’est une chose qui l’effraie et le freine dans l’éventualité d’une autre grossesse, aujourd’hui encore .

100% Seynaline

Xoxo

seynaline
Ma Seconde Grossesse
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