Prélude

Beaucoup de femmes se posent d’innombrables questions sur la grossesse, qu’elles soient déjà enceintes ou pas d’ailleurs.

Depuis notre plus jeune âge chacune d’entre nous se demande ce qu’est vraiment la grossesse et comment se passe un accouchement. Je ne prétends pas pouvoir répondre à toutes les interrogations, mais j’espère parvenir à vous éclairer. En vous parlant de mon expérience tout au long de ma grossesse ainsi que de la grande aventure qu’est l’accouchement.
Il ne s’agit bien sûr que de ma vision à moi, elle n’englobe en rien ce que chacune d’entre vous pourraient vivre un jour ou a vécu au cours de ses grossesses.

De plus j’écris ces mots longtemps après, même si chaque moment est resté graver dans ma mémoire. Je ne couche pas noir sur blanc mes pensées ni mes ressentis à chaud.
Cela n’altère en rien leur authenticité mais il est vrai que si j’avais à nouveau le bonheur de vivre une grossesse ainsi qu’un accouchement.

Croyez-moi je prendrais assurément le temps de transcrire chacune de mes pensées. Chacune de mes sensations, chacun de mes maux et de mes bonheurs. L’évolution de bébé, le déroulement de ma grossesse pas à pas ainsi que l’accouchement au plus près et dans les moindres détails. Mais je ne vais pas m’étaler là-dessus et nous verrons, si j’ai une troisième fois cette chance, je n’y manquerais pas faites-moi confiance.  

100% Seynaline

Mais d’abord …

Alors commençons par le début : avec mon chéri nous avons commencé à parler de faire un bébé au début de l’année 2012. J’ai alors arrêté de prendre la pilule. Puis au cours de l’été mon gynécologue m’a prescrit de la progestérone, enfin je suis tombé enceinte au cours du mois de décembre de 2012.

seynaline

La grande épopée de la grossesse débute.

Durant les mois suivants, les joies de la grossesse ne m’ont pas épargné. Chaque femme vit ces moments de manière différente, pour ma part je n’ai pas échappée aux nausées matinales. Je me levais le matin avec une impression d’être en pleine mer. Ballotée de gauche à droite avec les retournements d’estomac qui vont avec. Je bois du cappuccino et je n’avais pas pour habitude de manger le matin mais là pas le choix des changements se sont imposés à moi : prendre un petit déjeuner et stopper les cappuccinos. Voilà pour la phase nausées mais l’avantage a été qu’elle n’a pas durée trop longtemps, disons 4 semaines à 1 mois maximum (je ne me rappelle plus bien).

Ma grossesse se passait plutôt bien même si j’étais assez tendue et stressée, peut-être dut à mon jeune âge. Ou au sentiment concernant ma capacité à avoir un bébé qui m’a poursuivi depuis mon jeune âge. Bref en tous les cas j’appréhendais qu’il puisse m’arriver quelque chose à moi ou à mon bébé. Crainte qui s’est matérialisé sous la forme de perte de sang au cours du mois de février. Ni une ni deux directions les urgences pour s’assurer que tout va bien. Bonne nouvelle pour moi et pour mon petit ange, tout va bien, le saignement est venu du seul fait qu’il s’agissait de ma première grossesse. C’est mon corps qui s’adapte aux transformations qu’il subissait. Courant Mars j’ai eu un autre saignement, même si je savais qu’il ne s’agissait probablement de rien de grave, retour aux urgences. La suite de ma grossesse à partir de mars s’est déroulé sans encombre d’aucune sorte. Les mois défilaient à toute vitesse, on dit toujours profite de ta grossesse sa passe vite. Mais on ne se rend pas compte à quel point ça passe vite.

La magie du bébé qui bouge

Avec les mois qui avancent, viennent les mouvements du bébé, des moments magiques les toutes premières fois. Pourquoi les toutes premières fois tout simplement parce que si bébé est turbulent et qu’il bouge même dans son sommeil, les moments de calme se font rares voire même très rares. Cela peut devenir très gênant à la longue notamment pour trouver le sommeil et pour le garder toute la nuit. Par ailleurs, les mouvements avec la croissance de bébé deviennent douloureux il ne faut pas se mentir, les coups dans les côtes ou les étirements de bébé font très mal. Je dis cela mais ressentir son bébé bouger et répondre si vous faite une pression sur votre ventre reste une chose absolument magique malgré les gênes occasionnelles.

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Les préparations

Après tous ces mois de grossesse l’accouchement arrive à grand pas, il faut se préparer au séjour à la maternité pour soi et pour bébé, mais avant tout la préparation psychologique de l’épreuve de la mise au monde est primordiale. On s’imagine tellement de choses concernant ce moment si particulier, que bien souvent on se stress pour rien. Par chance, j’ai été encadré par une équipe vraiment sympa et mon mari était présent à mes côtés du début à la fin, avoir quelqu’un de confiance près de soi est vraiment très important cela vous aide à vous détendre et vous permet de garder votre calme en toutes circonstances.

Mes toutes premières contractions sont arrivées le 29 août, ce n’était que de simples contractions de fin de grossesse et non celles annonçant le début du travail. Pour cause mon bébé ne devait venir au monde que le 17 septembre. C’est pourquoi à partir de cette date les allers-retours à la maternité ce sont enchaînés, mais rien à faire bébé ne veut pas sortir. C’est ainsi qu’un déclenchement de mon accouchement est programmé pour le 22 septembre avant que la semaine de retard ne soit dépassée…

L’angoisse s’installe

A ce moment-là je commence à angoisser, j’ai peur pour mon bébé mais surtout je culpabilise de ne pouvoir faire les choses naturellement. Je commence à me reprocher mon incapacité à mettre au monde mon bébé, au moment qu’il le souhaite lui et pas en bousculant son arrivée par un déclenchement du travail médicalement assisté.

A tout cela s’ajoute mon impatience à rencontrer mon petit ange, mais également la crainte que quoi que ce soit puisse mal se passer. Que son retard soit l’annonce d’un problème quel qu’il soit. Bref je suis chamboulée de partout, je n’arrive plus à identifier mes sentiments.

Bébé arrive tout seul

Finalement, le soulagement pour moi, mon esprit, mes angoisses et la délivrance lorsque mes contractions ont commencé par elles-mêmes au cours de la nuit du 22 septembre 2013 vers 3h du matin. Elles étaient suffisamment supportables pour me permettre de prendre mon temps. Ne pas réveiller mon mari trop tôt, prendre une douche chaude et partir tranquillement à la maternité sur les coups de 7h du matin.

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La maternité

A notre arrivée à la maternité les infirmières m’ont fait des petits tests urinaires pour s’assurer que le travail était bel et bien commencé. ensuite nous avons été invités à rejoindre une première salle dans laquelle, d’une part on se change pour se mettre en tenue et d’autre part on attend jusqu’à ce que la dilatation soit suffisante pour être conduite en salle de travail. Durant cette attente, on m’a placé un moniteur qui enregistrait mes contractions ainsi que le rythme cardiaque de bébé. Puis juste avant d’être conduite en salle de travail on m’a fait un lavement, moment bien gênant mais inévitables surtout pour éviter l’accident encore plus gênant lors de l’acouchement. Après celui-ci plus question de manger ni même de boire sauf de la glace pilée.

Une fois en salle de travail, je me suis retrouvée connecté de toute part à des machines, on aurait dit une mourante : le moniteur cardiaque de bébé, le moniteur pour les contractions et mon rythme cardiaque mais aussi la perfusion dans le bras ainsi que l’oxygène avec le masque en cas de besoin. Masque à oxygène qui semble superflu au début mais qui s’avère très utile au bout de plusieurs heures de contractions pour reprendre son souffle.

La suite peut porter à controverse

Vient ensuite le moment de la péridurale, je sais ce que vous allez dire « une péridurale ! Ah non moi je ne veux pas de ça, il y a des risques et puis ces produits chimiques qui peuvent se transmettre à mon bébé je n’en veux pas ». Croyez-moi une fois que vous y êtes depuis des heures vous l’attendez avec impatience, c’était mon cas avec un début de travail à 3h du matin quand il est 10-11h je n’en pouvais plus, j’ai donc eu ma péridurale.

Alors en quelque clic sur mon clavier, je vais essayer de vous expliquer tout ça.

Tout d’abord la base, une péridurale c’est une technique d’anesthésie localisée qui consiste à introduire un cathéter dans l’espace entre les vertèbres de la colonne et la moelle épinière afin d’y diffuser un produit anesthésiant. Voilà pour le cours théorique, en pratique maintenant : et bien je ne vais pas mâcher mes mots sinon les explications seraient vraiment très compliquées. Imaginez une très grosse aiguille, disons de 15 bons centimètres. Ensuite, si vous craigniez les piqûres je ne peux qu’imaginer votre réaction car ce n’est pas mon cas, vous ressentirez un gros pincement dans le dos sur la colonne. Puis vous sentirez l’aiguille glissée entre vos vertèbres mais ne vous en faites pas, en tout cas moi, je ne me rappel quasiment plus la sensation ni la douleur que j’ai pu ressentir. Parce que en comparaison des contractions que je subissaient c’était du gâteau cette « petite » piqure, une fois le cathéter placer vous allez avoir une forte sensation de fraîcheur lorsque l’anesthésiant est injecté.

Chanceuse ou pas

Pour la suite, soit vous avez de la chance et la péridurale est un succès et le soulagement est totale. Ou bien vous faites parties de celles pour qui elle échouera et l’anesthésiste fera une autre tentative. Dans le plus triste des cas, vous n’avez pas de chance et comme moi elle fera effet à moitié et là c’est le drame. Pourquoi le drame, parce que quand c’est votre premier accouchement vous n’osez pas forcément appelé les sages-femmes pour une chose dont vous n’êtes même pas sûre si c’est normal ou non. Et donc vous leur dites que vous avez mal quand elles viennent vous voir mais c’est tout. Voilà comment avoir une péridurale et ressentir la totalité des contractions malgré tout. Mais pourquoi allez-vous me dire. Parce qu’il s’est avéré que je souffre d’une scoliose, scoliose qui à détourner l’agent anesthésiant ce qui a eu pour effet de ne le faire agir que d’un côté. Voyant que j’avais vraiment très mal avec les contractions de plus en plus fréquentes et fortes les sages-femmes ont fait revenir l’anesthésiste qui m’a injecté un flash vers 13-14h environ, celui-ci a vraiment eu l’effet anesthésiant recherché et même plus que cela.

Fini les bobos

C’est ainsi que c’est terminé mon calvaire contractions. Pour les 2h qui ont précédé la naissance de mon bébé, je n’ai plus ressenti aucune douleur. J’étais endormis du nombril jusqu’aux doigts de pieds à tel point que lorsque le moment de pousser est arrivé, le stress m’a envahi. Pourquoi ?

Je ne ressentais absolument rien, je n’avais aucune sensation de contraction. C’est alors que j’ai demandé à la sage-femme : « comment je fais je ne sens rien du tout ? ». Mes jambes n’étaient plus du tout sous mon contrôle, mon mari devait me les remettre en place et ils s’y sont mis à 3 pour m’installer comme il fallait. Très rassurante, la sage-femme m’a seulement dit « ne vous en faites pas votre corps sais quoi faire, soyez à l’écoute et ça va très bien se passer ».

Effectivement, mon corps savait pleinement se qu’il devait faire et 7 minutes après les premières poussées mon bébé est arrivé. Comment ? Je l’ignore, car pour être franche je n’ai rien senti du tout. La sage-femme m’expliquait absolument tout donc je sais qu’elle m’a fait une épisiotomie pour éviter la déchirure mais là encore la coupure comme la suture je ne les ai pas sentis.

Bébé est là

Après une longue attente de 9 mois et plus de 12 heures de travail, j’ai enfin pu prendre mon petit garçon dans mes bras le dimanche 22 septembre 2012 à 15 :19. Ensuite alors qu’une infirmière nettoyait mon bébé, la sage-femme me faisait la suture après avoir fait sortir le placenta ainsi que toutes les choses qui doivent sortir de mon utérus.

Les angoisses de la grossesse et les douleurs de l’accouchement se sont alors évaporées en un éclair pour laisser place à un bien-être, un soulagement, un amour sans limite. Accompagnée d’une énorme fatigue pour maman, papa et bébé et d’une autre sensation très étrange pour le papa qui voit toute son adrénaline s’envoler pour laisser place à une sensation de cœur battant, des tremblements et de stress cumulés, un contrecoup genre état de choc à retardement.

Oui mais …

Certaines se diront peut-être que la fin de mon accouchement était un plaisir, alors qu’au plus profond de moi, c’était une torture. Pourquoi ? Parce que j’ai eu le sentiment de ne pas mettre au monde mon petit garçon. Ne pas sentir mon bébé quitter mon corps, avoir l’impression d’être simple spectatrice de sa naissance. Je sais ne pas avoir vécu le pire accouchement qui soit et d’ailleurs certaines en vivent qui se transforme en cauchemars. J’ai le douloureux sentiment que ce flash de péridurale ne m’a pas uniquement délivré de ma souffrance mais qu’il m’a aussi volé mon accouchement. Cela peut paraître absurde, mais si cela devait se reproduire je renoncerais à ce soulagement pour vivre mon accouchement et la naissance de mon enfant pleinement.

Six années se sont écoulées depuis mon premier accouchement. J’ai vécu une seconde grossesse et un deuxième accouchement très différent. Pour autant je sais, je sens au plus profond de moi que si la chance m’était donné, je vivrais les choses de manière totalement différente aujourd’hui.

Je me plais à penser que chaque grossesse, chaque accouchement et chaque bébé est unique. Alors je ne désespère pas de porter et de donner à nouveau la vie.

100% Seynaline

Xoxo

seynaline
Ma Première Grossesse
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